Le mobile et les SMS se posent en nouvelle voie d’apprentissage interactif. C’est ainsi qu’ils sont abordés en Asie du Sud-est. La multiplicité des langages dans cette région, son fort taux de non alphabétisation, ainsi qu’une faible proportion d’anglophones, ont fait plancher de nombreux gouvernements et chercheurs sur les meilleurs façons de permettre à tous d’accéder à la connaissance et d’optimiser les communications notamment à l’international.

Pour s’assurer de pouvoir échanger avec le monde et d’élever le niveau d’éducation de sa population, le téléphone portable s’est imposé de lui-même comme solution. Avec sa capacité de toucher chaque jour une plus grande partie de la population mondiale, par la diversité des offres proposées, permettant ainsi aux moins pourvus d’accéder à ce média, le mobile est devenu, avec le SMS, le support démocratique par excellence.

Que ce soit de façon basique, par téléphone ou SMS, ou plus évoluée pour les propriétaires des téléphones dernières générations acceptant l’audio, la vidéo et les applications tiers, ce média est devenu le vecteur privilégié du savoir et de la communication. Car au-delà de l’enseignement, quelques applications combinées peuvent vous permettre d’échanger avec un interlocuteur à l’autre bout du monde, chacun ayant la totalité de la conversation écrite, orale, ou vidéo dans sa propre langue. En somme, la connaissance à portée de main, un interprète toujours dans la poche !

Bien que mise en place, pour l’instant, aux antipodes du globe, ces innovations feront à terme bouger les lignes de l’éducation jusque dans l’hexagone. C’était d’ailleurs le propos de M. Luc Chatel, ministre de l’éducation, quand il présenta le mardi 18 août, son plan de l'éducation nationale contre une éventuelle pandémie de grippe A (H1N1). Il y assura que la totalité des cours sont d’ores-et-déjà numérisés et prêt à être diffusé par le CNED, via son site www.academie-en-ligne.fr. Il pourrait aussi faire recourt à France 5 et à la radio France Culture, selon la gravité de la pandémie. Ces mesures de précaution annonce-t-elle de futurs changements dans les modes d’éducation français ? Affaire à suivre …

Source : Groupe Compas